[Retour sur expérience] Une journée pédagogique au Fort de Guyancourt
Le 4 octobre 2024, Faine a organisé une journée pédagogique au Fort de Guyancourt, réunissant près de 110 professionnelles de la petite enfance autour du thème « L’évolution des familles et l’accompagnement des parents ». En associant conférences interactives, ateliers collaboratifs et mises en situation inspirées du théâtre forum d’Augusto Boal, cet événement a su allier théorie et pratique pour créer un moment riche en échanges, en émotions et en apprentissages. Pour en savoir plus sur les coulisses de cette journée, nous avons recueilli les témoignages de Catherine Clorennec, François Simonot et Céline Houdemont.
- Catherine Clorennec est infirmière puéricultrice de formation, avec une solide expérience en milieu hospitalier, en direction de structures d’accueil et en enseignement. Formatrice et coordinatrice du secteur Petite enfance chez Faine depuis 2024, elle accompagne les professionnels en alliant expertise technique, pédagogie et approche systémique.
- François Simonot est consultant formateur et thérapeute. Il intervient dans le champ social en analyse des pratiques professionnelles, régulation institutionnelle et d’équipe. Il intervient sur les dispositifs formatifs pour les professionnel·les de l’enfance et de la petite enfance et les travailleurs sociaux.
- Céline Houdemont est consultante et formatrice depuis plus de 20 ans, spécialiste de l’ingénierie pédagogique et de l’intervention systémique. Directrice des opérations chez Faine, elle pilote le déploiement des missions, conçoit des formations en management et communication, et accompagne les équipes dans leur évolution professionnelle.
Q1. C’était quoi cet évènement ?
Catherine : La ville de Guyancourt a organisé un séminaire et a sollicité Faine pour préparer cette journée pédagogique. Pour ma part, je venais tout juste d’arriver chez Faine. J’ai intégré l’équipe au moment même où nous commencions à collaborer avec Céline et trois autres intervenants (Hélène Carré, François Simonot et Dominique Schneider) pour organiser le séminaire. On a fait plusieurs entretiens et réunions préalables avec Céline pour définir précisément le contenu de l’événement. Céline avait d’ores et déjà prévu d’amorcer la journée par une conférence interactive le matin, suivie d’un volet pratique – le théâtre forum – animé par les trois autres intervenants.
Céline : Exactement. Plus précisément, il s’agissait d’une journée de rencontre entre professionnelles de la petite enfance, conçue pour favoriser l’échange et la réflexion sur des problématiques communes. Chaque participante, issue d’une structure différente mais étant toutes collègues, se retrouvait en plénière pour former une équipe de 120 personnes, un moment important dans l’année professionnelle.
Q2 : Comment s'est déroulée la journée ? Quel est votre retour personnel ?
Catherine : Pour moi, la journée a été extrêmement positive. C’était ma première présentation en binôme avec Céline, et ce, sans répétition préalable. L’organisation, réalisée en collaboration avec les trois autres intervenants, s’est déroulée de manière sereine, fluide, dynamique et joyeuse. Les retours immédiats ont été très encourageants : de nombreux participants sont restés échanger à la fin, je me rappelle surtout des sourires. En tant qu’ancienne formatrice en puériculture, j’ai particulièrement apprécié de pouvoir, en une seule journée, combiner l’apport théorique, les ateliers pratiques et leur mise en application concrète lors des scénettes. Cela a permis de traduire des notions parfois abstraites en actions opérationnelles, en phase avec le quotidien de ces professionnelles.
Céline : Ça s’est bien passé ! La journée a démarré avec un temps de réflexion sur les évolutions des familles, puis le théâtre forum a permis à chacun et chacune de transposer les discussions du matin dans des pratiques concrètes, tant dans la relation aux familles qu’entre collègues. Les participantes ont joué le jeu : c’était super de chercher et de trouver ensemble des façons d’interagir qui soient en cohérence avec les intentions d’accompagnement de la parentalité. Cela devient d’un coup très concret, et très opérationnel.
François : Pour ma part, j’ai apprécié plusieurs aspects de cette journée. Tout d’abord, l’organisation, même si elle ne dépendait pas uniquement de Faine, était irréprochable : le lieu était idéal, l’accueil chaleureux et la restauration de grande qualité, autant de détails qui ont permis aux participants de se sentir réellement pris en compte. Ensuite, la prestation globale de Faine, assurée par Céline et Catherine, lors des débriefings et de la mise en place des ateliers a été très riche en interactions et en échanges. Enfin, concernant le théâtre forum, malgré un délai de préparation relativement court (trois à quatre semaines), notre expérience commune avec Dominique Schneider et Hélène Carré a permis de préparer avec aisance. Ayant déjà travaillé ensemble auparavant, on savait s’appuyer sur les expériences et les forces de chacun. C’était essentiel parce que ce format, inspiré par Augusto Boal, est basé sur des mises en situations conflictuelles non écrites, donc il faut que les animateurs sachent improviser, rebondir, et guider les participants au besoin. Pour donner un retour, le théâtre forum a permis aux participantes de jouer, de réfléchir et, surtout, de rire ensemble. La progression a été bien structurée, avec des scènes évolutives et une dernière séquence conçue pour encourager une participation plus large, le tout suivi d’un débriefing approfondi afin que chacune reparte avec des outils concrets pour son quotidien professionnel. Une journée très réussie.
Q3 : Pourquoi est-il intéressant d'avoir une approche aussi ouverte sur la participation ?
Catherine : Cette approche permet d'allier l'apport théorique (essentiel) à une mise en pratique immédiate, de sorte que les participants perçoivent concrètement les conséquences et l'utilité des concepts présentés. Grâce à l'approche systémique – qui constitue l'ADN de Faine – il devient possible de croiser et mutualiser les perspectives de chacun de manière efficace. En effet, les scénettes du théâtre forum illustrent parfaitement que modifier notre manière d'interagir entraîne une transformation non seulement de la relation, mais aussi de l'histoire et de la narration de la situation.
François : Oui, et ce mode d'intervention incite à la réflexion en plaçant les participantes en situation active, plutôt que de simplement débattre de solutions théoriques autour d’une table. Ce dynamisme favorise l’émergence d’idées novatrices et enrichit l’échange global.
Céline : En somme, la participation active offre aux professionnelles l’opportunité de découvrir, d’apprendre et de tester de nouvelles méthodes. Après un temps d’apport théorique et de réflexion qui nourrit leur cadre conceptuel, elles peuvent transformer ces connaissances en pratiques opérationnelles, en s’ajustant entre collègues. C’est un peu comme un « bac à sable » inspiré du secteur technologique, qui favorise l’expérimentation en toute liberté.
Q4 : Comment s'y prend-on pour faire participer 120 personnes ?
Catherine : Evidemment, ce sont souvent les mêmes personnes qui participent – environ cinq – et qui montent sur scène lors des scénettes. Mais ce n’est pas grave parce que tout le monde réfléchit de son côté, même ceux qui ne montent pas sur scène.
François : Avec Dominique et Hélène nous nous sommes organisés pour qu’il y ait toujours deux personnes qui jouent sur scène tandis qu'une troisième sert d'interface entre le public et les acteurs. Ainsi, lorsqu'une scène conflictuelle est présentée, le maître du jeu intervient pour solliciter les suggestions du public, assurant une interaction continue et dynamique. Aussi, l'absence d'un texte imposé et d'un décor rigide libère les participants de la crainte de faire des erreurs, comme l'oubli d'une réplique. Moins l'espace entre la scène et le public est grand – et idéalement, en l'absence d'estrade – plus la proximité est renforcée. L’un dans l’autre, même si on revoit souvent les mêmes personnes, on arrive à en faire réfléchir la majorité.
Céline : En dehors du théâtre forum, nous veillons aussi à créer un climat relationnel chaleureux en nommant les participantes, en souriant et en valorisant chaque intervention. Cela permet de bâtir une culture commune fondée sur des références partagées, des anecdotes et quelques touches d’humour. Nous restons très attentifs aux retours – verbaux et non verbaux – et instaurons des règles simples et claires, respectées collectivement. Parfois, nous provoquons légèrement pour stimuler l’échange, tout en laissant des moments de silence pour favoriser l’éclosion de la parole. C’est ainsi que nous parvenons à impliquer, de près ou de loin, l’ensemble des 120 participantes présentes.
Q5 : Quelles sont les forces de Faine dans la préparation, la mise en place et l’opération de ce type d’événements ?
Catherine : Notre force réside dans notre expertise en conception et en animation, ainsi que dans notre capacité à associer la théorie à la pratique grâce à une approche systémique. Nous démontrons ainsi que modifier une interaction peut transformer l’ensemble d’une relation.
Céline : Je dirais même plus, nos atouts reposent sur un travail d’équipe solide et le partage d’un cadre conceptuel rigoureux, qui confère de la cohérence à nos messages formatifs. Le plaisir que nous éprouvons à accompagner et à dynamiser un collectif, allié à la confiance que nous accordent nos clients, renforce l’efficacité de nos interventions.
Q6 : Avez-vous d’autres anecdotes ou remarques à partager ?
François : Pour nous, il est essentiel de vivre la journée en entier avec les participantes : écouter, adapter notre intervention et partager même le repas. Nous ne sommes pas là pour offrir un simple show avant de disparaître, mais pour fournir un soutien complet et une observation attentive. Cet investissement se traduit par des retours enthousiastes qui illustrent toute la préparation, la réflexion et l’effort humain déployés, ponctués de moments de rire et de convivialité. »
Céline : C’est ce que je retiens : beaucoup de rires !
[Formation] Accueillir des personnes victimes de violence 2 : l'approche de Faine
Chères toutes, chers tous,
Précédemment, je vous ai présenté la formation "Accueil des victimes de violences", organisée par Faine en partenariat avec la ville de Montrouge. Cette journée a permis aux participants d’acquérir des réflexes et des outils pour repérer et orienter les victimes de violences. Derrière cette formation se cache une méthodologie bien rodée, qui reflète la capacité de Faine à orchestrer des projets complexes et délicats.
Cet article s’inscrit dans la continuité du précédent, en vous dévoilant ici plus en détail l’approche spécifique de Faine en matière de conception et d’animation de formations.
En effet, lorsqu’il faut intervenir sur des sujets aussi délicats que l’accueil des personnes victimes de violences, l’objectif est d’accompagner les participants dans une démarche à la fois humaine et professionnelle, en les aidant à s’approprier des outils concrets adaptés à leur réalité quotidienne. Pour y parvenir, Faine mise sur une approche flexible, capable de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque groupe et contexte.
I. La flexibilité pédagogique au cœur de notre approche
Bien que Faine fournisse un guide et des ressources à ses intervenants pour structurer leurs interventions, chaque formation a ses propres spécificités. Comme l’explique Céline Roegiers, formatrice et coach spécialisée en égalité femme-homme, « il est essentiel d’adapter le déroulé pédagogique en fonction du groupe et de la dynamique qui se crée au fil de la journée ».
C’est cette capacité d’adaptation qui permet de maintenir la pertinence des formations. « Le cadre est là, mais il reste suffisamment souple pour répondre aux besoins réels du groupe », précise Céline. Cette flexibilité est essentielle, surtout lorsqu'il s’agit de thématiques aussi émotionnellement chargées.
II. Gérer des groupes hétérogènes et les émotions : une richesse et un défi
Un des aspects clé de l’approche de Faine est la gestion des groupes souvent très variés. Lors de la formation sur l’accueil des victimes de violences, les participants venaient d’horizons aussi divers que la psychologie, la médecine, le droit ou encore les forces de l’ordre. « Cette diversité est une véritable richesse », souligne Céline. « Elle permet à chacun de s’enrichir des expériences des autres et de nourrir les échanges. »
Cela dit, gérer des groupes hétérogènes présente aussi des défis. Certains participants, en raison de la sensibilité des sujets abordés, peuvent être plus réservés. « Il est primordial de créer un espace où chacun se sent à l’aise de s’exprimer sans jugement », précise Céline. L’enjeu est de valoriser tous les points de vue, même ceux qui peuvent être plus discrets, pour que chacun se sente écouté.
En effet, un aspect central de l’approche de Faine consiste à prendre en compte les émotions et la sensibilité, non seulement des participants, mais aussi des formateurs. En effet, traiter des sujets sensibles comme les violences intra-conjuguales implique une gestion émotionnelle attentive pour créer un cadre sécurisé. « Ce n’est pas toujours évident de garder le recul nécessaire tout en restant impliquée émotionnellement », confie Céline. « Mais c’est cela qui rend les formations plus humaines et authentiques. ». C’est pour cela que chaque formation est suivie rigoureusement par l’équipe de coordination, qui assure un climat bienveillant tout au long de la formation, de sa préparation à son retour d’expérience.
III. Une méthode centrée sur les besoins du groupe
L’approche de Faine repose sur un équilibre entre théorie, pratique et réflexion collective. « La méthode que nous utilisons combine tout cela », explique Céline. « On propose des bases théoriques, mais l’essentiel est d’inviter les participants à réfléchir sur ce qu'ils savent déjà, à partager leurs expériences, notamment à travers des mises en situation. »
Cette approche permet de rendre les formations interactives et dynamiques, tout en maintenant l’intérêt et l’attention des participants. « Chaque exercice est adapté au groupe et à sa capacité à s’impliquer dans la matière », précise Céline. L’utilisation de divers outils pédagogiques permet ainsi de répondre aux besoins de tous les participants, qu'ils soient novices ou déjà expérimentés.
Chez Faine, chaque formation est conçue comme une expérience immersive, en phase avec la réalité des participants et la complexité des sujets abordés. Que ce soit pour des sessions sur l’accueil des victimes de violences ou sur d’autres thématiques sensibles, la pertinence des formations découle de la capacité à ajuster les contenus, à gérer la diversité des groupes et à garder une approche profondément humaine, une force que Faine s’efforce de cultiver.
[Formation] Accueillir les victimes de violence 1 : une formation essentielle
Les violences conjugales et intrafamiliales touchent des milliers de personnes chaque année, mais les victimes ne se manifestent que très rarement de manière directe. Face à ce constat, comment les professionnels peuvent-ils réagir de manière appropriée ? Pour répondre à cette question, Faine a élaboré une formation spécifique. Notamment, ce sont Céline Roegiers, coach et formatrice spécialisée en égalité femme-homme, ainsi que Christine Mourgues-Bastide, coordinatrice et formatrice, qui ont piloté la formation.
Commandée par la ville de Montrouge, cette formation vise à sensibiliser les agents municipaux à l’accueil des victimes de violences et à leur fournir les outils nécessaires pour offrir un premier soutien bienveillant et efficace.
Pour mieux comprendre l’enjeu de cette formation, j’ai eu l’occasion d’échanger directement avec Céline. Voici ce qui en est ressorti.
I. L’enjeu de l’accueil : écouter avant d'agir
Accueillir une victime de violences ne se résume pas à lui ouvrir la porte. Il s’agit également de l’accueillir avec bienveillance et écoute. « Il est rare qu'une femme vienne directement dire "je suis victime de violences". C’est précisément là que la formation entre en jeu : elle enseigne aux agents d’accueil à identifier les signes de détresse et à orienter les victimes vers les ressources appropriées, » souligne Céline..
Cette journée d’apprentissage est donc cruciale, car elle donne aux participants des clés pour détecter les signes de violences et adopter les bons réflexes, tout en leur rappelant qu’en tant qu’agents d’accueil, ils ne se substituent pas aux professionnels spécialisés.
II. Une approche concrète et dynamique
Afin de rendre l’apprentissage aussi impactant que possible, Faine allie théorie et pratique. En effet, au cœur de cette formation se trouve l’apprentissage par l’expérience. Les participants s’exercent à travers des mises en situation, des jeux de rôle, et des échanges collectifs. L’objectif est double : non seulement comprendre la gravité des violences intrafamiliales, mais aussi apprendre à adopter les bons réflexes, comme savoir où orienter les victimes (par exemple, en leur fournissant des contacts utiles comme le numéro d’appel 3919).
« Tous ces jeux permettent de prendre du recul et d’aborder la situation avec sérieux tout en créant un climat plus détendu. En effet, comme la pratique suit immédiatement la théorie, elle favorise la confiance en soi des participants, rendant l’apprentissage plus efficace et durable, » explique Céline.
III. Ce qu’il faut dire… ou plutôt ne pas dire
Plutôt que de se concentrer uniquement sur ce qu’il faut dire, les participants découvrent surtout ce qu’il ne faut absolument pas dire lors de l’accueil d’une victime. « L’un des thèmes les plus marquants de la formation était "Comment rater son rôle d’accueillant", qui consistait à mimer les erreurs et faux-pas les plus courants, » précise Céline. En effet, il est souvent plus facile de retenir les comportements à éviter (nous avons tous une idée, même sans expertise, de ce à quoi pourrait ressembler un accueil inapproprié d’une personne victime de violences) que d’apprendre une liste de bonnes pratiques. Cette approche ludo-pédagogique permet de graver, par l’expérience de l’erreur et les analyses qui en découlent, les bonnes pratiques dans les mémoires des participants.
IV. Une nécessité pour les collectivités locales
Encore une fois, l’objectif de cette formation n’est pas de former des experts, mais de fournir aux agents d’accueil des outils pratiques pour offrir un premier soutien efficace. Au cours de cette formation, les participants apprennent à reconnaître les signes subtils de violences, à créer un environnement sûr et à orienter correctement les victimes vers les services adaptés.
De plus en plus de villes, comme Montrouge, prennent conscience de l'importance de former leurs équipes à l’accueil des victimes de violences. Ces formations permettent aux agents municipaux, souvent en première ligne, de mieux comprendre la complexité des situations qu’ils rencontrent et de réagir avec bienveillance et professionnalisme.
V. En conclusion
Chez Faine, nous croyons fermement qu’il est important pour chaque professionnel de disposer des outils nécessaires pour accueillir et orienter les victimes de violences. Comme l’explique Céline, que ce soit dans les collectivités locales ou ailleurs, savoir écouter, comprendre, et guider les victimes est un enjeu d'utilité publique.
Aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur la formation en elle-même. Restez à l'affût pour notre prochain chapitre et en apprendre davantage sur la manière dont Faine s’engage et s’investit pour créer et mettre en place ce type de formation.

[Équipe] Catherine Clorennec rejoint l’équipe de coordination chez Faine
Chez Faine, l'approche systémique ne se limite pas aux formations que nous concevons et délivrons : elle imprègne également notre manière de collaborer en interne. Pour mieux comprendre cet aspect, j’ai eu l'occasion d'échanger avec Christine Mourgues-Bastide, Laurence Durand-Valéry et Catherine Clorennec, les trois coordinatrices de Faine.
En effet, quoi de mieux pour célébrer l’arrivée de Catherine que de lui donner la parole aux côtés de ses collègues dans une interview croisée, pour découvrir son métier, ses premières impressions, et sa vision du rôle de coordinatrice ?
I. Trois parcours, une mission commune : Christine, Laurence et Catherine
- Christine Mourgues-Bastide a rejoint Faine en mars 2022, prenant la responsabilité de la coordination en janvier 2023. "Je voulais d’abord me sentir à l’aise dans les autres fonctions avant de diminuer mes interventions et de me concentrer sur la coordination," explique-t-elle. Aujourd’hui, elle met à profit son organisation et son écoute pour soutenir les intervenants et stagiaires dans les formations accueil, management et petite enfance.
- Laurence Durand-Valéry, forte de 15 ans d’expérience en tant que formatrice et coach, a intégré l’équipe de coordination en décembre 2023. "Chaque projet nous permet de réinventer nos pratiques, de collaborer et d’apporter des solutions sur mesure. Ce qui me plaît, c’est cette dimension créative et collective", précise-t-elle, reflétant l'esprit d'innovation qui nourrit son travail quotidien.
- Catherine Clorennec, pour sa part, est intervenante chez Faine depuis 2015, et a récemment rejoint l’équipe de coordination à temps partiel, avec une spécialisation petite enfance. "Céline m'a proposé en mars 2024 de m'impliquer plus régulièrement, et j'ai accepté ce défi avec plaisir," dit-elle. Tout en prenant encore ses marques, Catherine apprécie la complémentarité de ses deux rôles : coordonner et animer des formations.
II. La coordination chez Faine : une pratique systémique et flexible
Chez Faine, la coordination ne suit pas une routine figée ; elle nécessite une adaptabilité permanente. "Il n’y a pas vraiment de journée type," précise Catherine. "Tout dépend des intervenants, des formations en cours, et de la réflexion à mener sur le contenu à concevoir." Chaque journée apporte son lot de défis, et cette flexibilité reflète bien l’esprit d’adaptabilité qui caractérise Faine.
Pour Laurence, cette diversité est une richesse : "Ce qui revient régulièrement, c'est l’ouverture et la fermeture des formations, mais il y a aussi beaucoup de travail autour des collectivités avec lesquelles nous co-construisons des projets sur mesure." Elle apprécie particulièrement l’opportunité d’innover quotidiennement, un aspect central de son rôle.
Christine, de son côté, parle d’un équilibre entre la conception et l'accompagnement. "Il y a un support clé en main qui est pensé par Faine pour qu’il corresponde aux besoins du client, mais l’intervenant a la liberté d'adapter ce contenu au terrain." Les coordinatrices veillent à ce que chaque formation soit cohérente et en phase avec les attentes des intervenants et des stagiaires, tout en leur offrant une autonomie précieuse et rare. Cette collaboration avec les intervenants permet notamment d'ajuster les projets en fonction des retours du terrain, assurant une amélioration continue.
III. Maintenir un esprit systémique dans tous les contextes
L’approche systémique est un pilier central chez Faine. Elle guide les coordinatrices dans leur manière d’accompagner les intervenants tout en favorisant l'autonomie. "Nous ne sommes pas là pour leur dire quoi faire, mais pour les accompagner et les aider à s'adapter aux besoins du terrain," précise Christine. Cette posture systémique est une approche collaborative qui permet aux intervenants de grandir et de s’épanouir dans leur pratique.
Laurence complète cette vision en parlant des échanges réguliers avec les formateurs : "Nous travaillons main dans la main pour analyser les situations rencontrées sur le terrain et améliorer continuellement nos pratiques."
Dans le domaine de la petite enfance, Catherine trouve cette approche particulièrement essentielle. "En tant que coordinatrice, je réalise à quel point cette approche aide les intervenants à comprendre le contexte global dans lequel ils évoluent et à élargir leur perspective." Pour elle, il est crucial que les intervenants maintiennent une posture d’écoute et d’ouverture. Elle explique qu’il est parfois ‘naturel’ pour les experts de vouloir tout maîtriser, donc leur rôle est de les aider à toujours adopter une posture ouverte.
IV. Faine, une organisation à taille humaine pour les humains
Ce qui distingue Faine, c'est sa capacité à instaurer des relations de confiance solides avec ses intervenants, un aspect que les trois coordinatrices soulignent. Pour Laurence, les journées de retour d'expérience sont des moments privilégiés de partage : "On parvient à créer un climat de confiance qui permet à chacun de se sentir écouté et intégré dans un processus d'amélioration continue".
Christine renforce l’idée que les relations humaines sont au centre de Faine : "Nous connaissons chaque intervenant personnellement, ce qui crée un environnement de travail unique, où chacun est valorisé pour sa singularité." Cette proximité nourrit un cadre de travail où l’individu est reconnu à sa juste valeur.
Catherine, ayant été elle-même intervenante avant de rejoindre la coordination, partage cet avis. Pour elle, la confiance et l’écoute sont les piliers d’un environnement de travail serein : "On ne peut se livrer que si l’on se sent en sécurité et écouté." Cette approche, ancrée dans une démarche systémique, fait de Faine un lieu où l’humain est au centre.
V. Conclusion
À travers leurs témoignages, Christine, Laurence et Catherine montrent que chez Faine, la coordination ne se limite pas à une gestion logistique. C’est une mission humaine, portée par l’esprit systémique, où chaque jour offre de nouvelles opportunités d’apprentissage, d’innovation et de valorisation de l’autre. C’est ce qui fait la singularité de Faine : une organisation où l’humain est véritablement au cœur de chaque action.
C’est tout pour aujourd'hui, je souhaite une nouvelle fois la bienvenue à Catherine et vous dis à bientôt !


